jeudi 23 juillet 2009
Fils de...
"Fils de bourgeois ou fils d'apôtre
Tous les enfants sont comme les vôtres
Fils de César ou fils de rien
Tous les enfants sont comme le tien
Le même sourire, les mêmes larmes
Les mêmes alarmes, les mêmes soupirs
Fils de César ou fils de rien
Tous les enfants sont comme le tien
Ce n'est qu'après, longtemps après...
Mais fils de Sultan ou fils de fakir
Tous les enfants ont un empire
Sous voûte d'or sous toit de chaume
Tous les enfants ont un royaume
Un coin de vague, une fleur qui tremble
Un oiseau mort qui leur ressemble
Fils de Sultan, fils de fakir
Tous les enfants ont un empire
Ce n'est qu'après, longtemps après...
Mais fils de ton fils ou fils d'étranger
Tous les enfants sont des sorciers
Fils de l'amour ou fils d'amourette
Tous les enfants sont des poètes
Ils sont bergers ils sont rois mages
Ils ont des nuages pour mieux voler
Fils de ton fils ou fils d'étranger
Tous les enfants sont des sorciers
Ce n'est qu'après, longtemps après...
Mais fils de bourgeois ou fils d'apôtre
Tous les enfants sont comme les vôtres
Fils de César ou fils de rien
Tous les enfants sont comme le tien
Les mêmes sourires, les mêmes larmes
Les mêmes alarmes, les mêmes soupirs
Fils de César ou fils de rien
Tous les enfants sont comme le tien..."
Jacques Brel
lundi 25 mai 2009
nuit tombante
"Vois le soir qui descend calme et silencieux.
Septentrion, delta de soleils, dans les cieux
Écrit du nom divin la sombre majuscule ;
Vénus, pâle, éblouit le blême crépuscule ;
Traînant quelque branchage obscur et convulsif,
Le bûcheron convoite en son esprit pensif
La marmite chauffant au feu son large ventre,
Rit, et presse le pas ; l'oiseau dort, le bœuf rentre,
Les ânes chevelus passent portant leurs bâts;
Puis tout bruit cesse aux champs, et l'on entend tout bas
Jaser la folle avoine et le pied-d'alouette.
Tandis que l'horizon se change en silhouette
Et que les halliers noirs au souffle de la nuit
Tressaillent, par endroits l'eau dans l'ombre reluit,
Et les blancs nénuphars, fleurs où vivent des fées,
Les bleus myosotis, les iris, les nymphées,
Penchés et frissonnants, mirent leurs sombres yeux
Dans de vagues miroirs, clair et mystérieux."
Victor Hugo
samedi 28 mars 2009
quand...
"Quand la vie est une forêt
Chaque jour est un arbre
Quand la vie est un arbre
Chaque jour est une branche
Quand la vie est une branche
Chaque jour est une feuille"
Jacques Prévert
mercredi 10 décembre 2008
intemporel
De son ciel
Échappé
Un bout de papier
Journal égaré
Sur cette écharpe orangé
Le mot accroché
Au bout du fil
Personne
Solitude étrange
Soleil hivernal
Sens
Non-sens
Incertitude
Intemporel
Inaccessible
Le papier parle
Et on l'écoute
Poème de Hélène Dignement
mardi 2 décembre 2008
une noix
Une noix
Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ?
Qu'est-ce qu'on y voit ?
Quand elle est fermée
On y voit la nuit en rond
Et les plaines et les monts
Les rivières et les vallons
On y voit
Toute une armée
De soldats bardés de fer
Qui joyeux partent pour la guerre
Et fuyant l'orage des bois
On voit les chevaux du roi
Près de la rivière
Une noix
Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ?
Qu'est-ce qu'on y voit ?
Quand elle est fermée
On y voit mille soleils
Tous à tes yeux bleus pareils
On y voit briller la mer
Et dans l'espace d'un éclair
Un voilier noir
Qui chavire
On y voit les écoliers
Qui dévorent leurs tabliers
Des abbés à bicyclette
Le Quatorze Juillet en fête
Et ta robe au vent du soir
On y voit des reposoirs
Qui s'apprêtent
Une noix
Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ?
Qu'est-ce qu'on y voit ?
Quand elle est ouverte
On n'a pas le temps d'y voir
On la croque et puis bonsoir
On n'a pas le temps d'y voir
On la croque et puis bonsoir
Les découvertes.
Charles Trenet
dimanche 25 mai 2008
Une chanson douce
"Une chanson douce
Que me chantait ma maman
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant"...
..."Une chanson douce
Que me chantait ma maman
Une chanson douce
Pour tous les petits enfants"...
Extrait de : "Le loup, la biche et le chevalier"
Musique d'Henri Salvador, paroles de Maurice Pon
mercredi 30 janvier 2008
Andalousie
Andalucia...
Andalucia...
Lorsqu’on a goûté
Tes belles nuits d’été
On n’a plus qu’un espoir
C’est pouvoir te revoir.
Andalucia
Mia,
Pays d'amour !
Andalucia
Mia,
Vers toi toujours,
S’envolera mon cœur
Car ton ciel en fleur
Contient tout mon bonheur.
Que de fois j'ai songé
Au parfum léger
De tes doux orangers
Ô divin
Paradis
Que l'on dit frivole,
Tu m'as appris
Le prix d'une parole
Quand on jura chez moi,
De s'aimer d'amour
Andalucia
Mia
C'est pour toujours !
Andalucia
Mia,
Pays d'amour !
Andalucia
Mia,
J’entends toujours,
Tous les refrains si fous
Qui sont les bijoux
Des filles de chez nous.
Et je frémis encore
Du baiser si fort
De leur lèvre qui mord !
Ô divin
Paradis
Que l'on dit
Frivole,
Tu m'as appris
Le prix d'une parole
Quand on jura chez moi,
De s'aimer d'amour
Andalucia
Mia,
C'est pour toujours !
Paroles : Albert Willemetz & Raymond Vinci
Musique :Francis Lopez
Interprétée par Luis Mariano
samedi 26 janvier 2008
Déshabillez-moi... (fin)
"Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Maintenant tout de suite, allez vite
Sachez me posséder, me consommer, me consumer
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Conduisez-vous en homme
Soyez l'homme... Agissez !
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Et vous... déshabillez-vous !"
Paroles de Robert Nyel
Musique de Gaby Verlor
Chanson interprétée par Juliette Gréco
jeudi 24 janvier 2008
Déshabillez-moi... (suite)
"Déshabillez-moi, deshabillez-moi
Oui mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez m'hypnotiser, m'envelopper, me capturer
Déshabillez-moi, deshabillez-moi
Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents, ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte, allez-y..."
Paroles de Robert Nyel
Musique de Gaby Verlor
Chanson interprétée par Juliette Gréco
mardi 22 janvier 2008
Déshabillez-moi...
"Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Mais ne soyez pas comme tous les hommes, trop pressés.
Et d'abord, le regard
Tout le temps du prélude
Ne doit pas êre rude, ni hagard
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m'habitue, peu à peu..."
Paroles de Robert Nyel
Musique de Gaby Verlor
Chanson interprétée par Juliette Gréco























