dimanche 25 mai 2008
Une chanson douce
"Une chanson douce
Que me chantait ma maman
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant"...
..."Une chanson douce
Que me chantait ma maman
Une chanson douce
Pour tous les petits enfants"...
Extrait de : "Le loup, la biche et le chevalier"
Musique d'Henri Salvador, paroles de Maurice Pon
jeudi 14 février 2008
Saint Valentin
"Tomorrow is saint Valentine's day.
All in the morning betime
And I a maid at your window,
To be your Valentine.
Then up he rose and donned his clo'es
And dupped the chamber door,
Let in the maid, that out a maid,
Never departed more"
"Hamlet" - William Shakespeare
jeudi 7 février 2008
Olivier
"Sous les rameaux d'argent que le Mistral lutine
Tout un peuple, à genoux, lentement s'agglutine
Pour cueillir pieusement un ancestral trésor.
Alors tu jailliras, belle huile de lumière,
Sous l'étau du pressoir et la dent de la pierre,
Ô sang de l'Olympie, nectar aux reflets d'or !"
Maurice Roux
vendredi 1 février 2008
La mer
La mer
Qu'on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d'argent
La mer
Des reflets changeants
Sous la pluie
La mer
Au ciel d'été confond ses blancs moutons
Avec les anges si purs
La mer
Bergère d'azur
Infinie
Voyez
Près des étangs
Ces grands roseaux mouillés
Voyez
Ces oiseaux blancs
Et ces maisons rouillées
La mer
Les a bercés le long des golfes clairs
Et d'une chanson d'amour
La mer
A bercé mon coeur
Pour la vie
Chanson de Charles Trenet
Aquarelle d'après une photo de Gi
mercredi 30 janvier 2008
Andalousie
Andalucia...
Andalucia...
Lorsqu’on a goûté
Tes belles nuits d’été
On n’a plus qu’un espoir
C’est pouvoir te revoir.
Andalucia
Mia,
Pays d'amour !
Andalucia
Mia,
Vers toi toujours,
S’envolera mon cœur
Car ton ciel en fleur
Contient tout mon bonheur.
Que de fois j'ai songé
Au parfum léger
De tes doux orangers
Ô divin
Paradis
Que l'on dit frivole,
Tu m'as appris
Le prix d'une parole
Quand on jura chez moi,
De s'aimer d'amour
Andalucia
Mia
C'est pour toujours !
Andalucia
Mia,
Pays d'amour !
Andalucia
Mia,
J’entends toujours,
Tous les refrains si fous
Qui sont les bijoux
Des filles de chez nous.
Et je frémis encore
Du baiser si fort
De leur lèvre qui mord !
Ô divin
Paradis
Que l'on dit
Frivole,
Tu m'as appris
Le prix d'une parole
Quand on jura chez moi,
De s'aimer d'amour
Andalucia
Mia,
C'est pour toujours !
Paroles : Albert Willemetz & Raymond Vinci
Musique :Francis Lopez
Interprétée par Luis Mariano
lundi 24 septembre 2007
Toulouse
Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L'eau verte du Canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes
Ô mon païs, Ô Toulouse, ÔToulouse
Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poing
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici même les mémés aiment la castagne
Ô mon païs, Ô Toulouse
Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
On se traite de cons à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air et pourtant
L'église St Sernin illumine le soir
Une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose
Je revois ton pavé, Ô ma cité gasconne
Ton trottoir eventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?
Voici le Capitole, j'y arrête mes pas
Les ténors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J'entends encore l'écho de la voix de papa
C'était en ce temps-là mon seul chanteur de blues
Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut
A Blagnac, tes avions sont plus beaux
Si l'un me ramène sur cette ville
Pourrais-je encore y voir ma pincée de tuiles
Ô mon païs, Ô Toulouse, Ô Toulouse
Claude Nougaro
vendredi 6 juillet 2007
Juste un baiser
Juste un baiser de toi
et mon ciel s'éclaire à midi
mes yeux lèvent le voile opaque
des derniers jours
si lourds...
Juste un baiser sur moi
et ma joue est conquise
mon coeur débordant
se met à battre le temps
Juste un baiser de toi
et l'horizon s'étend loin devant
dépeuplé de mes songes sans têtes
terre brûlée sous des pas hasardeux
frontière d'un ailleurs
d'une terre adélie
Soudain... l'ombélie
Juste un baiser de toi
et mon coeur s'enhardit.
Poème de Marie-Hélène Dignement
samedi 23 juin 2007
Qui parle ?
De ce masque pureté
Des traits figés, incisés
Voile bleu d'ombres éclaboussées
Déserts inhabités
D'Afrique
Animale
Sensuelle, rebelle
Du bout des yeux
Les lèvres
Le silence
Cri
Pourquoi ?
Poème de Marie Hélène Dignement.
dimanche 17 juin 2007
Papa, papa
"... Papa,papa, en faisant cette chanson,
Papa, papa, je r'deviens petit garçon,
Et je t'entends sous l'orage
User tout ton humour
Pour redonner du courage
A nos coeurs lourds.
Papa, papa, il n'y eut pas entre nous,
Papa, papa, de tendresse ou de mots doux,
Pourtant on s'aimait, bien qu'on ne se l'avouât pas,
Papa, papa, papa,papa.
Maman, papa, en faisant cette chanson,
Maman, papa, je r'deviens petit garçon,
Et, grâce à cet artifice
Soudain je comprends,
Le prix de vos sacrifices,
Mes parents.
Maman, papa, toujours je regretterai,
Maman, papa, de vous avoir fait pleurer
Au temps où nos coeurs ne se comprenaient encor' pas,
Maman, papa, maman, papa.
Georges Brassens
samedi 16 juin 2007
Auprès de mon arbre
"J'ai plaqué mon chêne
Comme un saligaud
Mon copain le chêne,
Mon alter ego,
On était du même bois
Un peu rustique, un peu brut,
Dont on fait n'importe quoi
Sauf naturell'ment les flûtes...
J'ai maintenant des frênes,
Des arbres de Judée,
Tous de bonne graine,
De haute futaie...
Mais, toi, tu manques à l'appel,
Ma viell' branche de campagne,
Mon seul arbre de Noël,
Mon mât de cocagne !
Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre...
Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux,
J'aurais jamais dû le quitter des yeux..."
Georges Brassens
Dessin réalisé à l'encre d'après une photo de Josiane Leveque

















