La colline d'Ensérune offre une vaste superficie et ses pentes escarpées une protection naturelle à l'origine de l'installaion d'un site de hauteur, ou oppidum. Ce type de village perché est caractéristique du monde celtique de la Gaule méridionale de l'âge de fer. Le site  été découvert en 1860 par l'abbé Giniès.

Ensérune-17

Du VIème à la fin du Vème siècle av. JC, un premier habitat s'installe en ordre dispersé sur le plateau. Les modestes cabanes sont construites en torchis et couvertes de branchages. Les fouilleurs leur associent de nombreux silos creusés dans la roche servant de réserve à provisions.
De la fin du Vème à la fin du IIIème sièce av. JC, une véritable ville s'organise. Les pentes nord et sud reçoivent de puissants remblais formant des terrasses sur lesquelles s'installent les constructions.
Des rues desservent des maisons de pierre, les dolia (grands vases en terre cuite servant à stocker des denrées alimentaires - vin, huile, eau - "dolium" au singuier) remplacent les silos. Un cimetière est installé à l'ouest, à distance de la zone habitée.
De la fin du IIIème siècle av. JC jusqu'au Ier siècle de notre ère, l'agglomération gagne en régularité et s'étend sur les flancs de la colline. Les plus grandes maisons adoptent l'architecture romaine : pièce organisées autour d'une cour, colonnes à chapiteaux, mosaïques et décors peints.

 

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Le plateau a été fouillé à partir de 1915 par Félix Mouret, puis par Louis Sigal, Jean Jannoray, Joseph Giry et Hubert Gallet de Santerre jusqu'en 1967. Les vestiges visibles ne représentent qu'un dixième de la surface occupée par le village.
Les abords du musée sont aménagés en jardin méditerranéen, le site offre de larges panoramas vers la mer, les plaines de l'Orb et de l'Aude, et l'étang de Montady.